Cuisine végétale

Je ne mange pas d’animaux non-humains parce que je n’ai aucune raison valable de le faire. Je fais de mon mieux pour respecter la vie des autres êtres, et je n’ai pas envie de les faire souffrir. La compassion pour autrui ne devrait s’arrêter ni à la frontière de l’espèce, ni au bord de l’assiette.

De toutes les pièces de la maison, la cuisine est donc pour moi l’endroit le plus politique. Chaque jour, des milliards de femmes y préparent des milliards de repas. Elles peuvent décider d’y perpétuer les traditions, les croyances, les injonctions, les habitudes. Mais elles peuvent aussi décider d’y changer le monde.

Lorsque j’ai commencé à m’intéresser à la pratique de la cuisine végétale, j’ai réalisé qu’elle pouvait être le domaine de tous les affranchissements. En transformant des produits locaux, de saison, biologiques, vivants et respectueux de la terre et des humain·e·s, je réinvestis mon pouvoir d’agir.

En cuisine, la cause des animaux non-humains et celle des femmes y deviennent solidaires. Le repas devient alors un moment privilégié pour goûter un monde en paix.

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